Alain Finkielkraut siffle l’équipe de France : le CRAN s’inquiète d’une dérive raciste
21 juin 2010 par le-cran
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Communiqué de presse, 21 juin 2010
Hier 20 juin sur Europe 1 et ce matin 21 juin 2010 sur France Inter, le philosophe Alain Finkielkraut a déclaré que l’équipe de France de football souffrait de « division ethnique » et de « division religieuse », et qu’elle serait une « équipe de voyous » à la « morale de mafia », « de gens qui se foutent de la France ».
Alain Finkielkraut a évoqué une « génération caillera ». Il a ajouté : « L’esprit de la cité qui se laisse dévorer par l’esprit des cités ». « Si la France de ces petits caïds gagne, a-t-il conclu, ce sera une catastrophe ».
Le CRAN rappelle que le même Alain Finkielkraut déclarait déjà, en 2005, que l’équipe de France de football n’était pas « black-blanc-beur » mais « black-black-black » ce qui, selon lui, « [faisait] ricaner toute l’Europe».
Le CRAN s’inquiète des stéréotypes qui divisent les joueurs de l’équipe de France, et au-delà la population française dans son ensemble, entre les “gentils”, d’un côté, et les “méchants issus des cités, des banlieues”, de l’autre.
Le CRAN dénonce le procès idéologique fait à la banlieue, à l’équipe de France de football et à la diversité française en général.
Le CRAN rappelle que, quels que soient ses résultats, l’équipe de France de football représente la France et doit, en tant que tel, être respectée, au même titre que La Marseillaise.






« Cela semble un fait universel que les minorités, en particulier les minorités qui sont reconnaissables à cause de leurs différences physiques, sont traitées par les majorités comme des classes inférieures.
Les propos du pseudo philosophe Alain Finkielkraut sont de plus en plus inacceptables.
Il s’attaque de plus en plus violemment à la communauté française d’origine noire et magrébine avec des propos de plus en plus vulgaires et haineux.
Quand on imagine qu’il participe par sa fonction d’enseignant à la formation de futures élites de ce pays il y a de quoi être inquiet. On a l’impression que personne n’ose lui porter la contradiction même pas les medias qui diffusent largement ses propos.
Ou sont donc passés les noirs, magrébins et autres humanistes de toute nature de ce pays qui ont la chance d’accéder facilement aux medias pour dénoncer avec force ses propos inacceptables à la limite d’un racisme non avoué ?
Les seuls droits des noirs et autres minorités de France doivent ils se réduire seulement à être de la chair à canon ? des sans papiers, de vivre dans les cités et de ne rien dire, d’occuper les emplois que plus personnes n’en veut dans ce pays ?
Lorsqu’un philosophe caresse les instincts les plus bas dans la cité pour reprendre les propos de monsieur Alain Finkielkraut, il n’est plus un homme de réflexion. Il devient un activiste politique. Tombez votre masque monsieur le philosophe.
Aux secours nos philosophes et autres politiques n’ont plus qu’un idéal au point mort comme le chantait si bien Jean Ferrat?
Cet homme n’a pour lui qu’une rhétorique creuse. Comme Zemmour, une sorte d’alibi intellectuel de toutes sortes d’idées nauséabondes. En l’occurence il utilise le foot pour stigmatiser les cités et les populations qui y vivent. C’est juste minable. Pointer du doigt la dérive haineuse de ce type d’analyse va encore passer pour politiquement correct. En France on n’a plus le droit d’appeler à une certaine minutie et à une attention à ne pas stigmatise. On vous taxe tout de suite de bien-pensant. La crédibilité est accordé à celui (et parfois celle) qui dira le plus de choses frôlant le racisme, le sexisme, car là ce sera politiquement incorrect, et en guise de nouvelle pensée unique nous avons le politiquement incorrecte. Triste époque…